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Une partie de vos no-shows dorment et vous ne faites rien ?
Un couvert réservé qui ne se présente pas, c’est entre 30 et 60 euros qui ne rentreront pas ce soir-là. Deux tables un vendredi, répété chaque semaine, et vous arrivez au budget d’un mi-temps en salle.
Dans un hôtel-restaurant, le problème prend une forme particulière. Une partie de vos absents sont vos propres clients : ils ont payé leur formule, ils ont oublié qu’un dîner était compris, ou ils ont mangé en ville. Personne ne les a prévenus, personne ne leur a rien demandé.
Les conseils habituels contre le no-show fonctionnent : empreinte bancaire, rappel la veille, liste d’attente, acompte sur les gros groupes. Un restaurant seul peut s’en contenter. Un hôtel-restaurant, non, parce que chez vous la réservation de table naît souvent ailleurs, dans le PMS, au moment de la vente d’une chambre. Elle arrive dans le logiciel de salle sans que le client ait choisi son heure, parfois sans qu’il sache qu’elle existe. Difficile de lui reprocher de ne pas venir.
La première ligne de défense ne se joue donc pas au restaurant. Elle se joue à la jonction entre vos deux logiciels. Quatre automatisations à mettre en place avant toutes les autres :
Quatre autres automatisations ne concernent pas directement les no-shows, mais rendent des heures à vos équipes : la réservation de table créée dès la vente d’une formule, les allergies et régimes transmis du PMS vers la fiche de salle, les couverts du petit-déjeuner calculés à partir des arrivées de la veille, et les extras du restaurant portés directement sur la note de chambre. Prises séparément, ce sont de petites choses. Mises bout à bout sur une saison, elles représentent facilement plusieurs centaines d’heures de réception.

Les quatre dernières s’adressent à ceux qui ont déjà réglé le reste et qui veulent aller chercher du chiffre.
Le taux d’occupation du lendemain est connu ce soir. S’il est bas, le restaurant a de la place, et une campagne locale peut partir automatiquement vers votre clientèle extérieure. L’inverse fonctionne aussi : les soirs où vos résidents vont remplir la salle, on limite les réservations du dehors. En répartissant les formules dîner sur deux services plutôt qu’un, vous gagnez de la capacité sans ajouter une seule table. Et la demande d’avis part au bon moment, une seule fois, avec les avis négatifs routés vers le bon responsable avant qu’ils n’atterrissent sur Google.
Reste la question de l’ordre. Elle dépend de votre établissement.
Techniquement, la plupart de ces automatisations reposent sur des outils que vous avez déjà : Mews expose une API ouverte et des webhooks, les logiciels de salle du marché ouvrent un accès sur demande. Comptez quelques jours pour les premières, davantage pour le reporting consolidé. Le plus long n’est jamais la technique, c’est de se mettre d’accord sur les règles. Que fait-on quand le restaurant est complet, qui appelle le client, quelle heure par défaut. Ces décisions appartiennent à l’établissement, et mieux vaut les trancher avant d’automatiser quoi que ce soit.